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DECLARATION DE POSITION
DIXIEME REUNION ANNUELLE DE STRATEGIE DE L’INITIATIVE AFRICAINE SUR
L’EXPLOITATION MINIERE L’ENVIRONNEMENT ET LA SOCIETE (AIMES)
24-26 JUIN, 2008, ACCRA, GHANA

Introduction

Nous, 39 membres de l’Initiative Africaine sur l’Exploitation Minière, l’Environnement et la Société venant du Burkina Faso, de la République Démocratique du Congo, du Ghana, de la Guinée, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, de la Zambie du Zimbabwe et nos partenaires du Canada, du Royaume Uni et de Etats Unis, réunis dans le cadre de notre dixième réunion annuelle de stratégie, invitons les gouvernements africains à mettre au point un régime alternatif d’exploitation minière ainsi que des normes de contrat et d’investissement pour le secteur minier en Afrique en vue d’optimiser les avantages nationaux, y compris le développement intégré au niveau national, la protection des droits communautaires et environnementaux. Cette réunion qui a été abritée par Third World Network Africa, a eu lieu du 24 au 26 juin 2008 à Accra au Ghana.

But

Conçue comme une plateforme d’analyse de dialogue et de partage d’information, l’objectif de cette réunion annuelle de stratégie est d’analyser les évolutions dans le secteur minier, les normes d’investissement et de contrat minier et les défis qu’elles posent au développement de l’Afrique. Compte tenu des analyses la réunion a présenté des positions alternatives pour un régime minier et un meilleur cadre pour les accords/contrats d’investissement et la fiscalité en Afrique. Grâce aux réflexions sur les conséquences de la libéralisation du secteur minier qui sévit en Afrique depuis trois décennies et l’analyse des contraintes et défis qu’elle pose à la mise en œuvre des points de vue alternatifs et légitime, la réunion a adopté un programme collectif de plaidoyer en faveur du secteur extractif africain.

Contexte

La dixième réunion annuelle de stratégie se déroule à un moment où surviennent quelques évolutions et changements de position qui auront des conséquences sur le secteur minier en Afrique. Les ressources minières occupent une place stratégique dans le développement social et économique de nombreux pays africains. Dans les années récentes, on assistance à une hausse sans précédent des cours des différents minerais sous l’impulsion d’un certain nombres de facteurs, notamment une demande accrue par les nouveaux concurrents tels que la Chine et l’Inde, la nouvelle orientation dans la politique étrangère des Etats-Unis, en particulier, la guerre contre la terreur, l’hégémonie des sociétés et la spéculation sur le marché international. Si la flambée des prix fournit une occasion exceptionnelle aux pays africains dotés de ressources minières de bénéficier de la manne provenant de l’essor des prix, en réalité les pays africains sont les perdants en raison des politiques, des termes contractuels et les arrangements fiscaux défavorables. L’incapacité de tirer le meilleur parti de l’essor des prix se traduit clairement par les nombreux appels lancés par les gouvernements africains en vue d’une révision des contrats miniers et des dispositions fiscales.

En dehors de la flambée des prix des minerais et des appels à la révision des contrats, quelques processus de réforme de politique visant le secteur minier en Afrique sont en cours compte tenu de la reconnaissance du fait que l’Afrique n’a pas bénéficié de son potentiel minéral. La Commission Economique de Nations Unies pour l’Afrique est train de coordonner un processus visant à réexaminer le régime minier et le cadre de politique miniers. Le Partenariat Africain sur l’Exploitation minière, une plate forme des Ministres africains des Mines et de l’Energie et leurs décideurs, a proposé en février dernier de mettre au point un programme minier régional et une charte pour le développement durable en Afrique. Ces processus se déroulent parallèlement au processus régional d’harmonisation des politiques minières au niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). Le groupe de la Banque mondiale, l’architecte principal du régime minier actuel, lance également des processus destinés à la réforme du secteur minier africain par l’intermédiaire de son portefeuille régional pour l’Afrique: la Banque Africaine pour le Développement. Toutes ces initiatives ont des conséquences pour la contribution globale du secteur au développement national, les intérêts des communautés et l’environnement. La réunion a été donc organisée en réponse aux nouvelles orientations et pour présenter des propositions de politique alternatives qui répondent aux aspirations du continent et de ses populations, en particulier, les communautés locales qui sont touchées par l’exploitation minière.

Observations

C’est la dixième qui est organisée depuis la création de AIMES en 1998 pour examiner quelques-uns des défis qui se posent au secteur minier en Afrique et offrir des propositions alternatives en vue du relever ces défis. Le thème de la réunion  est « Résistance et Alternatives de Politique : les Contrats Miniers et les Normes d’Investissement en Afrique ». Compte tenu du contexte géopolitique et des réalités sur le terrain et dans le cadre de la poursuite de l’agenda collectif des membres, la réunion a examiné les tendances et les évolutions dans le secteur minier, la flambée des cours des minerais et les défis qui se posent au développement de l’Afrique. La réunion a également fait une analyse critique des modèles actuels de contrats miniers et des normes d’investissement et la fiscalité minière sur le continent et a par la suite offert des positions alternatives et un inventaire des raisons pour justifier la lutte contre le pillage des ressources minières de l’Afrique tout en encourageant la justice sociale, économique et environnementale, en particulier, au profit des communautés touchées par l’exploitation minière. A la lumière de ce qui précède, la réunion a fait les constations ci-après.   

Les dernières décennies ont connu des reformes importantes et la libéralisation rapide du secteur minier en Afrique. Ces réformes ont porté entre autres sur les conditions fiscales, les incitations et la création de nouvelles institutions en vue d’attirer les recettes en devise, de créer des emplois et d’augmenter les recettes publiques, du transfert des technologies et de l’amélioration de la qualité de vie.

Suite à un succès partiel dans l’attrait des capitaux étrangers vers le secteur minier et l’augmentation de la production minière dans plusieurs pays, l’expérience de la libéralisation a rapidement révélé que les attentes en vue de la réalisation des objectifs des reformes sont plus complexes et difficiles que prévus. Allant de pair avec la réduction du rôle de l’Etat et de l’espace publique, les efforts destinés à accroître les recettes publiques, les recettes en devise et à générer de l’emploi ainsi qu’à assurer le transfert des technologies grâce à la libéralisation du secteur minier n’ont pas porté les fruits attendus. En revanche, le processus de libéralisation s’est soldé par la privation économique, la destruction de l’environnement et la restriction des droits des citoyens, en particulier, ceux des communautés où se retrouvent les mines et les installations minières.

Malgré les reformes massives qui ont abouti à des investissements étrangers accrus et de l’augmentation de la production dans les années 1990 et 2000 ajouté à la flambée récente des cours des minerais, la plupart des gouvernements africains demeurent incapables de tirer les avantages voire de la manne provenant de l’escalade de prix. En effet, des décennies d’extraction minière et pétrolière ont entravé le développement national. La situation dans les communautés locales touchées par de grandes mines et projets pétroliers de grande envergure et leurs installations donne une bonne idée de la manière dont les investissements considérables des sociétés minières multinationales dans le secteur extractif africain n’ont pas pu se traduire en développement bien que des milliers de personnes soient privées de leurs moyens de subsistance.

En plus de la privation économique, des décennies d’exploitation minière et pétrolière ont entraîné des désastres environnementaux, des conflits sociaux et l’appauvrissement du continent. En dépit de la rhétorique de la responsabilité sociale des sociétés et les appels à la protection de l’environnement et des droits humains, les gouvernements et les sociétés minières n’ont pas pu parer aux conséquences négatives de l’exploitation minière sur l’environnement et la société. Ils ont également manqué d’aborder les préoccupations des communautés locales et de l’exploitation minière à petite échelle.

Dans les années récentes, il y a eu une recrudescence dans les cas de violence et des abus des droits humains perpétrés part les agents de sécurité de l’Etat et des sociétés privées de sécurité contre les miniers artisanaux et les populations vivant dans les communautés touchées par l’exploitation minières. Dans de nombreux cas, ces actes de violence deviennent un moyen privilégié de répondre aux préoccupations légitimes.

Les femmes sont particulièrement touchées à cause de leurs rôles multiples et leur statut subalterne dans la plupart des sociétés africaines. Par ailleurs, le remplacement de l’économie de subsistance par une économie fiduciaire qui échappe au contrôle des communautés et des femmes en particulier, a entraîné la marginalisation des femmes en tant productrices de produits vivriers, et l’alourdissement de leurs tâches de fourniture d’eau, de soins ainsi qu’à une baisse de la productivité et des revenus compte tenu de la destruction de l’environnement ; et à leur participation accrue et restriction à l’économie informelle en vue de trouver d’autres sources de revenus pour soutenir leur famille.

L’incapacité des gouvernements africains à maximiser les avantages de l’exploitation minière et de répondre aux préoccupations des citoyens relève de l’échec des politiques, des droits et des pratiques institutionnelles. Le régime minier africain est un régime qui pérennise un système d’inégalités et de déséquilibre au niveau du commerce des minerais et des investissements miniers. C’est également un régime qui légitime le pillage des ressources, la destruction de l’environnement et la violation des droits humains.

En plus des incitations considérables et la protection que les lois minières nationales prévoient pour les sociétés minières multinationales, les gouvernements africains ont conclu des contrats avec des sociétés minières spécifiques. Ces contrats non seulement lient les gouvernements tout en les privant de toute flexibilité mais aussi les conditions de ces contrats prévoit des normes peu strictes, des relations déséquilibrées en matière de droits et obligations de chaque partie et empêchent les gouvernements et les citoyens de maximiser les avantages de l’exploitation minière.

Nous avons remarqué avec une grande préoccupation que malgré l’émergence de la démocratie et des nouvelles doctrines de planification participative et de développement sur le continent, la plupart des contrats miniers sont conclus dans le cadre des processus peu transparents et dans des conditions inacceptables (surtout en période de conflits pendant laquelle la participation des citoyens est presque impossible) marquées par l’influence et la manipulation par les sociétés minières, les gouvernements de leur pays d’origine et l’élite. Quelques contrats en République Démocratique du Congo, Mttal Steel Holdings au Liberia et le Projet du Gazoduc ouest africain qui regroupe le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana sont des exemples qui donnent une idée de la situation générale sur le continent.

Par ailleurs, l’incapacité à optimiser les avantages de l’exploitation minière est due au fait que les gouvernements africains n’ont pas pu concevoir une stratégie de développement sans accorder un rôle important à l’investissement étranger direct. La notion du rôle central de l’investissement étranger direct permet d’écarter le secteur minier d’une stratégie globale de développement national et de lui accorder une priorité défavorable qui aboutit à l’enclavement et à l’extraversion de l’économie nationale. Si cet échec est en partie du aux contraintes en matière de capacité, il provient dans une large mesure des pressions externes et des prescriptions de politique étrangères imposées au continent sans prendre en compte les circonstances particulières dans le temps et dans l’espace.

Compte tenu de la conception étroite de la stratégie du développement national, il n’y a pas eu une évaluation de la contribution réelle et potentielle de l’exploitation minière artisanale ainsi que des liens avec d’autres secteurs et producteurs à petite échelle dans l’économie nationale. Parallèlement, les gouvernements africains offrent leur secteur minier aux sociétés multinationales et pétrolières en leur accordant des incitations et subventions sous forme de congé fiscal, les exonérations des droits de douane au titre d’une longue liste de produits minier. Cela aboutit à la réduction non seulement de l’assiette fiscale mais aussi des opportunités d’emploi tout en encourageant la fuite des capitaux.

Face à ce pléthore de défis, les sociétés multinationale continuent de consolider leur position avec l’appui des gouvernements nationaux et des institutions multilatérales comme le Groupe de la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire international (FMI) à travers l’adoption des stratégies transnationales pour l’extraction des ressources naturelles au sein des cadres sous-régionaux, le lancement des initiatives spéciales et la revendication des mesures de protection grâce à la négociation des accords d’investissement avec les pays sur le plan individuel.

Ces stratégies non seulement servent de paravent aux mauvais legs mais aussi mettent en péril collectivement les efforts de développement national. Dans le domaine de la fiscalité, les mesures telles que les fusions, les rachats et les opérations de spéculation permettent l’évasion fiscale, ce qui réduit les recettes réelles et potentielles publiques provenant de l’exploitation minière. L’incapacité des gouvernements africains à améliorer le recouvrement des impôts, à négocier, à suivre les contrats et à mettre en œuvre les politiques et les lois est exacerbée par des pratiques de société contraires à l’éthique et par l’érosion du rôle de l’état dans la planification et la gouvernance générale du secteur minier et pétrolier en Afrique.

Propositions alternatives

A la lumière de ce qui précède, nous formulons les revendications suivantes.

  • Qu’il y ait une réorientation du paradigme relatif à la notion d’investissement, son approche et sa mise en oeuvre. Nous avons propose une nouvelle conception de l’investissement qui accorde la priorité à une équilibre entre la rentabilité et l’éthique et qui favorise la redistribution et la justice au lieu des profits d’entreprises.
  • Que les gouvernements africains mettent au point un régime miniers, des contrats et normes d’investissement alternatifs susceptibles d’optimiser les avantages, y compris un développement national intégré ainsi que la protection des droits communautaires et de l’environnement.
  • Nous lançons un appel à la cohérence dans les processus actuel de reforme et d’harmonisation dans le secteur minier en Afrique. Cette cohérence et cette harmonisation doivent mettre fin à la course actuelle vers l’abîme, faciliter la mise au point d’un cadre d’intervention de l’Etat et une stratégie claire en vue maximiser les avantages sans pour autant compromette les intérêts des autres secteurs et des générations futures et de prendre en compte les circonstances particulières de certains pays africains, surtout ceux qui sortent des crises et ceux qui sont des novices en matière d’exploitation minière.
  • Nous recommandons, en particulier, que les processus de réforme et d’harmonisation permettent la promotion des options de politique qui vont au delà du rôle central des IDE en Afrique en général et dans le secteur minier en particulier.
  • Les contrats miniers existants doivent être révisés de manière absolument participative en vue de mettre en relief les avantages concrets des pays africains et des communautés minières tout en tenant compte de la protection de l’environnement et des droits humains. En particulier, les Société Civile et les communautés minières doivent participer à ce processus. Tout nouveau contrat minier doit adhérer aux normes susmentionnées.
  • Les gouvernements, les sociétés minières et les acteurs bilatéraux et multilatéraux doivent prendre des engagements en vue de publier des informations et de donner au moment opportun une notification sur tous les processus et activités dans le secteur extractif à toutes les parties prenantes, en particulier, les communautés touchées et les organisations des femmes. A cette fin, nous revendiquons la suppression de toutes les clauses de confidentialité relatives aux rapports des audits environnementaux et nous invitons tous les gouvernements à accélérer le processus de promulgation des projets de loi sur l’accès libre à l’information et la dénonciation.
  • Nous recommandons que la publication des informations soit soutenue par un engagement à promouvoir la participation et à assurer la responsabilité et un processus décisionnel participatif grâce à des mécanismes et points de référence favorables à l’égalité des chances, la propriété collective et la détection de l’abus du pouvoir et le feedback.
  • Toutes les pressions et les prescriptions de politique pour l’Afrique et les gouvernements africains doivent cesser en vue de permettre aux gouvernements et aux populations africaines de jouir du droit à l’espace de politique et de réviser les contrats miniers sans restrictions.
  • Par rapport à ce qui précède, nous exigeons l’abolition sans condition de toutes les clauses de stabilité prévues dans les codes miniers et législations nationales.
  • Les gouvernements africains doivent consentir des efforts en vue d’améliorer la capacité technique de leurs institutions dans le cadre de l’intégration régionale en vue de faciliter la diffusion des connaissances et des compétences.

Conclusion

En guise de conclusion, nous nous sommes engagés à œuvrer ensemble en collaboration et en solidarité avec les communautés touchées par l’exploitation minière, les Organisations de la Société Civile africaine, nos partenaires du Nord et du Sud pour :

  • Mettre fin au pillage des ressources minières en Afrique.
  • Assurer que l’Afrique tire le meilleur parti de ses potentiels miniers de manière à garantir le développement économique national, la protection de l’environnement ainsi que des droits humains et à promouvoir les intérêts des communautés ;
  • Lutter contre la réduction des normes minières nationales ;
  • Faire pression en vue de l’adoption de nos positions collectives pour promouvoir le développement de l’Afrique.

Nous invitons les médias à faire écho de nos exigences et recommandations.

Third World Network-Africa est le secrétariat de AIMES. Pour de plus amples informations, veuillez contacter Abdulai Darimani ou Lindlyn Amang Tamufor à l’adresse suivantes +233-21-500419/503669 Email: environment

Souscrite par :

  1. Akpobari Celestine
    National Administrator
    Ogoni Solidarity Forum
    Social Action Complex
    33 Oromineke Layout
    b/Line Portharcourt, River State
    Nigeria
    Cell: +234-803-273-3965
    Email: ogoniadvancement@yahoo.com
  1. Amani Mustafa Mhinda
    Coordinator
    Tanzania Mineworkers Development Organisation
    P.O. Box 12536
    Arusha, Tanzania
    Tel.: +255-255-5666
    Cell: +255-78-440-8819
    Fax: +255-255-5666
    Email: t9@justice.com
  1. Asaah Sumaila Mohammed
    Legislative Advocacy Programme Officer
    Centre for Public Interest Law (CEPIL)
    Accra
    Cell: +233-24-268-4285
    Email: mohammedasaah@yahoo.com
  1. Samira Dauod
    Regional Coordinator
    Panos Institute, West Africa
    6 rue Caluetter
    BP 21132, Dakar Pouty
    Dakar, Senegal
    Tel.: +221-77-732-1697
    Cell: +221-33-843-1666
    Fax: +221-33-822-1761
    Email: sdaoud@panos-ao.org
  1. Abu A. Brima
    Executive Director
    Network Movement for Justice and Development (NMJD)
    29 Main Motor Road
    Freetown, Sierra Leone
    Tel.: +232-02-345-3073 / 077251698
  1. Suna Kumba Bundu
    Programme Officer
    Network Movement for Justice and Development (NMJD)
    29 Main Motor Road
    Freetown, Sierra Leone
    Tel.: +232-02-345-3073 / 077251698
    Email: sunabundu@yahoo.co.uk
  1. Noah Zimba
    Citizens for Better Environment (CBE)
    Afcom House (HQ)
    c/o Regional Office
    P.O. Box KL6
    Lusaka, Zambia
  1. Nii Adjetey-Kofi Mensah
    Executive Director
    Artisanal Mining Network
    P.O. Box 81, Tarkwa, Ghana
    Tel.: 233-036-222574
    Cell: +233-20-816-1636
    Email: artisanalmining@yahoo.com
    adjeteykofinii@yahoo.com
  1. Roger Moody
    Mines and Communities
    41A Thornhill Square, London
    Tel/Fax: +44 20 77 00 6189
    Email: partisans@gn.apc.org
  1. Nnee Neeka Nornu
    Programme Officer
    Institute of Human Rights & Humanitarian Law (IHRHL)
    2B Railway Close, D/Line
    Portharcourt, Nigeria
    Email: ihrhl@ihrhl.org
  1. Wilson Kipsang Kipkazi
    Secretary/Programmes Director
    Endoris Welfare Council
    P.O. Box 15801-00200
    Nakuru, Kenya
    Tel.:+254-020-214-0886
    Cell:+254-053-206-1107
    Email: kipkaziwk@gmail.com
  1. Bennet Mwika Simbeye
    Reporter
    Times of Zambia
    P.O. Box 20682
    Kitwe, Zambia
    Tel.: +260-21-222-3563
    Cell: +260-97-743-5767
    Fax: +260-21-222-2251
    Email: mwikabm@yahoo.com
  1. Kabinet Cisse
    Chargé de Programme Ressource Naturelle
    CECIDE, BP 3768, Conakry, Guinea
    Tel.: +224-60586697 / 30467035
    Cell: +224-6058-6697
    Email: cecideomc@yahoo.fr
  1. Makanatsa Makonese
    Zimbabwe Environmental Law Association (ZELA)
    Number 6 London Derry Road, Eastlea, Harare, Zimbabwe
    Tele/Fax: (00263-4) 252093/253381/250971
    Email: zela@mweb.co.zw
  1. Salum Nwalim Juma
    Journalist, Channel Ten
    19045 Dar es Salem, Tanzania
    Tel.: +255-71-325-6172
    Cell: +255-022-211-6341
    Email: mwalims@yahoo.com
  1. Idrisa Sako
    Journalist, Les Echoes
    BP 2043, Avenue Cheick
    Zayed Bamako, Hamdallaye
    Tel.: +223-229-6289
    Cell: +223-647-5472
    Fax: +223-229-7639
    Email: idisac2002@yahoo.fr
  1. Ferrial Adam
    SADC Mining Research Coordinator
    Bench Marks, Johannesburg, South Africa
    Tel.: +27-11-832-1759
    Cell: ++27-74-181-3197
    Email: feradam@gmail.com
  1. Vivian Bellonwu
    Programmes Officer
    Social Action, Port Harcourt, Nigeria
    Tel.: +234-70-393-7306
    vivianbello@yahoo.co.uk
  1. Richard Adjei-Poku
    Executive Director
    Livelihood & Environment Ghana
    P.O. Box 88, Ahafo, Kenyasi
    Cell: + 233-24-338-8299/+233-27-553-7802
    Email: leg2004ah@yahoo.com
  1. Moses K. Kambou
    Executive Director
    ORCADE
    09 BP 675, Ouagadougou 09, Burkina Faso
    Tel.: +226-5-036-2089
    Cell: +226-7-027-9673
    Email: moskam@orcade.org
  1. Wole Olalaye
    Actionaid,
    P.O. Box 554-00606, Nairobi, Kenya
    Tel.: +254-20-425-0000
    Cell: +254-71-060-7379
    Email: WOLE.OLALEYE@ACITONAID.ORG
  1. Jamie Kneen
    Communications & Outreach Coordinator
    Miningwatch, Canada
    508-250, City Centre Ave, Ottawa, ON K1R 5R2, Canada
    Tel.: +1-613-569-3439
    Cell: +1-613-761-2273
    Fax: +1-613-569-5138
    Email: Jamie@miningwatch.ca
  1. Richard Ellimah
    Programme Officer
    Wassa Association of Communities Affected by Mining (WACAM)
    P.O. Box 26 Obuasi, Ghana
    Tel.: +233-2-220-0858
    Cell: ++233-24-451-4559
    Fax: +233-2-220-0858
    Email: richellimah@yahoo.com
  1. Jean-Luc Muke
    Member, Avocats Verts Org
    Kinshasa, Democratic Republic of Congo
    Tel.: +243-81-812-8219/+243-89-951-0451
    Email: jeanlucmuke@yahoo.fr
  1. Joshua Klemm
    Program Associate, Africa
    Bank Information Center
    1100 H Street, NW, Suite 650
    Washington, DC, 20005
    Tel:    +1 202 624-0630 
    Email: jklemm@bicusa.org
    Skype: klemmjd
  1. Kato Lambrechts
    Christian Aid
    35 Lower Marsh, London SE1 7RL
    Email: KLambrechts@christian-aid.org
  1. Alvin Mosioma
    Coordinator
    Tax Justice Network for Africa (TJN-A)
    Mbaruk Road, Mucai Drive, off Ngong Road P. O. Box. 25112 – 00100
    Nairobi- Kenya
    Tel: 254-20-2721076, 2721655, 2725743
    Fax: 254 20 2725171
    Mobile:+254722571614
  1. Kyeretwie Opoku
    Civic Response
    37 New Town Loop
    D-T-D Accra North
    kyeretwie@civicresponse.org
  1. Abdulai Darimani
    Third World Network – Africa
    P.O. Box AN19452
    Accra-North
    Tel.: +233-21-511189
    Email: environment@twnafrica.org
  1. Lindlyn Tamufor
    Third World Network – Africa
    P.O. Box AN19452
    Accra-North
    Tel.: +233-21-511189
    Email: environment@twnafrica.org
  1. Thomas Akabzaa
    Department of Geology
    University of Ghana, Legon, Accra , Ghana
    Email: takabzaa@ug.edu.gh
  1. Anna Antwi
    Right to Food Policy Advisor
    ActionAid Ghana
    Tel: +233 (21) 764931/2
    Anna.Antwi@actionaid.org
    www.actionaid.org/ghana
  1. Stephen Donkor
    Teleku-Bukaazo/Anwia Community
    Nzema East District Western Region of Ghana
  1. John Adza John Adza
    Executive Director
    The African Challenge
    Accra
    Tel: 0277534980
    Email: africh2002@yahoo.com
  1. Emmanuel Bensah
    Third World Network – Africa
    P.O. Box AN19452
    Accra-North
    Tel.: +233-21-511189
    Email: webjournalist@twnafrica.org
  1. Noble Wadzah
    Friends of the Earth Ghana
    Cell: +233-24 225 79 72
    Email: kowadzah9@yahoo.com
  1. Kwesi Wrekon-Obeng
    Third World Network – Africa
    P.O. Box AN19452
    Accra-North
    Tel.: +233-21-511189
    Email: africanagenda@twnafrica.org
  1. Yao Graham
    Third World Network – Africa
    P.O. Box AN19452
    Accra-North
    Tel.: +233-21-511189
    Email: twnafrica@twnafrica.org
  1. Pauline Vande-Pallen
    Third World Network – Africa
    P.O. Box AN19452

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