Excuse me, but where can we find people looking for solutions to the climate crisis?


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Silvia Vasquez-Olguin is in Belém do Pará, Brazil for the 30th “Conference of the Parties” to the United Nations Framework Convention on Climate Change. She is part of the KAIROS COP30 Delegation and serves as KAIROS’ Global Partnership Coordinator – Latin America & Gender Justice. The following is her opening reflection. 

KAIROS delegates at COP30 (L-R): Brandi Bilodeau, Beth Lorimer, Jerri-Lynn Orr, Samantha Miller, Silvia Vasquez-Olguin

Simply put, COP30 begins with a question that many of us in Belém are asking: Where can we find people debating the issues and potential solutions to the climate crisis? Many people here are responsible for creating, sustaining, accelerating or ignoring these problems. Here at COP30 in Belém do Pará, big oil industries and mining companies are financing this climate conference where many here are searching for solutions to the problems these companies created. 

We wonder the same thing. Here we can find the people suffering from the impacts of climate change while debating how to solve a crisis they did not create. They have not benefited from the resources that have enriched North America and Europe. They likely will never use the newest cellphones made from rare minerals that were asleep under their soil until recently. But they travelled long distances, flew the sky and sailed the rivers to get here and have a say in a crisis created by others. 

An answer to the question is located on the other side of the city, following the river, to the Universidade Federal do Pará where the People’s Forum begins on November 12. We look forward to meeting those most impacted by the crisis and hearing and sharing their solutions. 

Over the past weekend, we wandered this city, which has the soul of a small, forgotten riverside town, sleepy and provincial. We breathed air full of the promise of rain that never came. We wondered why we were there and why you should care about this small delegation of women. Well, we are sure that you care, that you too believe that the voices of Indigenous leaders and young women from Turtle Island and Abya Yala must be heard.  

This small but mighty delegation will bring ideas and discuss solutions to a crisis we did not create or profit from yet experience daily. This group of women will bring your concerns, frustrations and dreams to COP30 because we share them with you. We believe that our voices, plus many more, will shake the foundations of a COP financed by mining and oil interests. We will speak the truth about our families back home who are still waiting for the promise of clean drinking water and climate justice to come true. 

This morning, over breakfast, we discussed why we are here. We are here because our voices grow stronger every year, and every year the planet grows hotter and life on Earth is under threat with every passing hot winter and short summer. And still, we believe it is possible to change the minds and hearts of those in power. 

Upon arrival, a sign at the airport welcomes travelers with the demand: 

“Fossil fuel executives, you choose what our children will breathe. Protect the Amazon now.”

Did they read it? We wonder if they read the signs posted throughout the airport in Belém because we need them to protect the Amazon, as much as the Great River at Six Nations or the Lake Superior, the Arctic and every inch of forest and drop of clean water so that every leaf where the sun hits and every small creature on Earth can dream of a future with warm light, water, life and justice for all—big and small, children of Mother Earth. 

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Excusez-moi, mais où pouvons-nous trouver des personnes qui cherchent des solutions à la crise climatique ?

Silvia Vasquez-Olguin se trouve à Belém do Pará, au Brésil, pour la 30e « Conférence des Parties » à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Elle fait partie de la délégation KAIROS COP30 et occupe le poste de coordinatrice des partenariats mondiaux – Amérique latine et justice de genre chez KAIROS. Voici sa réflexion liminaire.

En termes simples, la COP30 commence par une question que beaucoup d’entre nous à Belém se posent : où pouvons-nous trouver des personnes qui débattent des enjeux et des solutions potentielles à la crise climatique ? Beaucoup de personnes ici sont responsables de la création, du maintien, de l’accélération ou de l’ignorance de ces problèmes. Ici, à la COP30 à Belém do Pará, les grandes industries pétrolières et les sociétés minières financent cette conférence sur le climat où beaucoup cherchent des solutions aux problèmes que ces entreprises ont créés.

Nous nous posons la même question. Ici, nous pouvons trouver les personnes qui souffrent des effets du changement climatique tout en débattant de la manière de résoudre une crise qu’elles n’ont pas créée. Elles n’ont pas bénéficié des ressources qui ont enrichi l’Amérique du Nord et l’Europe. Elles n’utiliseront probablement jamais les derniers téléphones portables fabriqués à partir de minéraux rares qui dormaient sous leur sol jusqu’à récemment. Mais elles ont parcouru de longues distances, pris l’avion et navigué sur les fleuves pour venir ici et avoir leur mot à dire dans une crise créée par d’autres.

La réponse à cette question se trouve de l’autre côté de la ville, en suivant le fleuve, à l’Universidade Federal do Pará, où le Forum des peuples commence le 12 novembre. Nous sommes impatients de rencontrer les personnes les plus touchées par la crise, d’écouter et de partager leurs solutions.

Au cours du week-end dernier, nous avons parcouru cette ville, qui a l’âme d’une petite ville fluviale oubliée, endormie et provinciale. Nous avons respiré un air chargé de la promesse d’une pluie qui n’est jamais venue. Nous nous sommes demandé pourquoi nous étions là et pourquoi vous devriez vous intéresser à cette petite délégation de femmes. Eh bien, nous sommes sûres que vous vous en souciez, que vous aussi croyez que les voix des leaders autochtones et des jeunes femmes de Turtle Island et d’Abya Yala doivent être entendues.

Cette petite mais puissante délégation apportera des idées et discutera de solutions à une crise que nous n’avons pas créée et dont nous ne tirons aucun profit, mais que nous vivons quotidiennement. Ce groupe de femmes fera part de vos préoccupations, de vos frustrations et de vos rêves à la COP30, car nous les partageons avec vous. Nous pensons que nos voix, ainsi que celles de nombreuses autres personnes, ébranleront les fondements d’une COP financée par les intérêts miniers et pétroliers. Nous dirons la vérité sur nos familles restées au pays, qui attendent toujours que la promesse d’une eau potable propre et d’une justice climatique se réalise.

Ce matin, pendant le petit-déjeuner, nous avons discuté des raisons de notre présence ici. Nous sommes ici parce que nos voix se font plus fortes chaque année, et que chaque année, la planète se réchauffe et la vie sur Terre est menacée par des hivers chauds et des étés courts. Et pourtant, nous croyons qu’il est possible de changer les esprits et les cœurs de ceux qui détiennent le pouvoir.

À notre arrivée, un panneau à l’aéroport accueille les voyageurs avec cette revendication :

« Dirigeants des industries fossiles, vous choisissez ce que nos enfants respireront. Protégez l’Amazonie maintenant. »

L’ont-ils lu ? Nous nous demandons s’ils ont lu les panneaux affichés dans tout l’aéroport de Belém, car nous avons besoin qu’ils protègent l’Amazonie, tout comme le Grand Fleuve des Six Nations ou le lac Supérieur, l’Arctique et chaque centimètre carré de forêt et chaque goutte d’eau pure, afin que chaque feuille touchée par le soleil et chaque petite créature sur Terre puisse rêver d’un avenir avec une lumière chaude, de l’eau, de la vie et de la justice pour tous, petits et grands, enfants de la Terre Mère.

En savoir plus sur les délégués.

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